Le Mexique a mis en place un arsenal de politiques publiques dédiées.
Afin d'inscrire
leur action dans le long terme et générer des changements structurels,
les autorités ont
ciblé les publics jeunes. Par l'adoption de mesures restrictives, elles
ont tenté d'agir
directement sur leur accès aux aliments considérés à risques, par
exemple en interdisant
la vente ou distribution aux mineurs de boissons gazeuses sucrées.
D'autres mesures se sont attaquées aux activités commerciales de
distribution et
promotion de la "malbouffe", en interdisant notamment toute publicité à
destination des
mineurs, ou encore en instaurant un système d'étiquetage nutritionnel et
une taxe sur
les boissons sucrées.
Cette dernière, d'un montant de 1 peso par litre de boisson sucrée
a été introduite dès 2014, avec des effets à long terme significatifs,
notamment sur le
diabète. Son doublement est envisagé.
Outre ces mesures prohibitives, le Mexique a également promu des actions
de
sensibilisation, en lien avec la pratique sportive. Un programme
gouvernemental a ainsi
été mis en place dans les établissements scolaires publics pour
encourager l'engagement
des jeunes dans des activités sportives et promouvoir des habitudes
alimentaires plus
saines. Les actions innovantes combinées qui ont été menées dans
l'ensemble du pays ont
déjà inspiré certains Etats voisins, tels que
le Chili ou le Pérou, qui ont adopté des mesures analogues.