Présentation du FFEM

Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) finance des projets innovants en faveur de l’environnement dans les pays en développement.
Il soutient des initiatives à même de générer localement des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques.

Créé en 1994 après le Sommet de la Terre de Rio, il a déjà permis de soutenir près de 414 projets dans plus de 120 pays, dont les deux tiers en Afrique.

Le FFEM tire des enseignements de ces projets pilotes pour que les solutions les plus efficaces puissent être déployées dans d’autres lieux ou à plus grande échelle.

Il travaille en partenariat avec des acteurs des pays du Sud comme du Nord, publics ou privés : ONG, collectivités et communautés locales, établissements publics, entreprises, et avec d’autres bailleurs et organisations internationales. Les projets qu’il finance sont également soutenus par les ministères membres de son Comité de pilotage ou par l’Agence Française de Développement.

« 30 ans d'innovations, et toujours précurseur »

Par Sébastien Treyer, Stéphanie Bouziges-Eschmann, et Shanti Bobin

Lire l'édito

Évaluer-capitaliser : un levier pour l’impact et le changement d’échelle

Nombre d'évaluations
réalisées en 2023-2024

26

« Les essais non probants ne sont pas des échecs. Ils fournissent des enseignements utiles pour avancer. »

Explications avec Maëlis Borghese, Responsable des évaluations et des capitalisations et supervision du portefeuille

Lire l'interview
Portrait de Maëlis Borghèse, experte en finance carbone

Le FFEM en chiffres

Depuis 1994

414

Projets soutenus dans 130 pays d'intervention

300

Porteurs de projet

528 M€

Engagés sur 6Md€ de budget total de projets

Entre 2023 et 2026

124

Projets en cours d’exécution au 31/12/2024

21

Projets financés

37,7 M€

Engagés

Nos projets sur le terrain

Répartition par thématiques prioritaires sur la période 2023-2024

Adaptation et transition bas carbone des villes et des territoires

20 %

Conservation et valorisation de la biodiversité

24 %

Résilience des écosystèmes aquatiques

14 %

Gestion durable des territoires agricoles et forestiers

37 %

Solutions circulaires et lutte contre les pollutions

5 %

30 ans de solutions durables

Depuis 1994, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) agit en faveur de la protection du vivant.

Sa mission

Relever les grands défis environnementaux en développant des solutions novatrices, en s’appuyant sur les accords internationaux et en soutenant des projets pilotes à fort impact. Grâce à son approche unique, le FFEM promeut une transformation durable des pratiques environnementales à l’échelle mondiale. Découvrez les grandes étapes de notre action.

En savoir plus

Soutenir les engagements environnementaux internationaux

Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) impulse et soutient des solutions innovantes pour accompagner la France et les pays en développement dans la mise en œuvre des conventions environnementales internationales.

La période 2024-2025 constitue un momentum pour la diplomatie environnementale mondiale auquel le FFEM a apporté sa contribution : adoption du Traité sur la haute mer, négociations sur le futur Traité plastique, règlement européen contre la déforestation importée…

Retrouvez ci-dessous toutes les avancées et projets qui répondent à l’actualité internationale et sont portés par un large réseau de partenaires internationaux et locaux.

Biodiversité

Biodiversité : contribuer à l’objectif 30x30 avec les communautés locales

Le FFEM soutient les engagements de la France pour la biodiversité dont l’objectif de protection de 30 % des terres et de 30 % des océans (appelé « 30x30 »).
Depuis 30 ans, il finance des projets pilotes et promeut des modèles de gestion des aires protégées associant les communautés locales afin de renforcer l’efficacité des politiques de conservation.

263

projets financés pour un montant de 332,1 M€ en faveur de la biodiversité (de 1994 à 2024, en comptant les projets avec cobénéfices)

Philippines

Dans la baie de Pangatalan, créer des aires marines protégées par et pour les communautés

Autour de l’île de Palawan (Philippines), les récifs coralliens ont été gravement dégradés par le réchauffement climatique, la pêche illégale et la disparition des mangroves. Depuis 2017, la Sulubaaï Foundation, soutenue par le FFEM, restaure ces écosystèmes et développe des aires marines protégées communautaires. Le projet « Sea Academy » vise aujourd’hui à élargir ce modèle et à le rendre réplicable à l’échelle nationale.

En savoir plus

Balkans

Restaurer les corridors écologiques transfrontaliers dans les Balkans

Au cœur des Balkans, la biodiversité souffre malgré les zones protégées. Elle est menacée par l’urbanisation et la sécheresse des lacs. Avec le soutien du FFEM, la fondation PONT agit pour cartographier les corridors écologiques et pour renforcer la coopération transfrontalière.

En savoir plus

Sahel

Préserver les zones humides et les oiseaux d’eau du Sahel

Menacées par le changement climatique, la désertification, l’urbanisation, les plantes invasives et la pression de la chasse, les populations d’oiseaux d’eau du Sahel sont en déclin. Le projet RESSOURCE+, structuré en deux phases, vise à établir des plans de gestion durable des zones humides, en collaboration avec les communautés locales de Mauritanie, du Tchad et du Sénégal.

En savoir plus

« Protéger la biodiversité, c’est aussi une question de sécurité alimentaire et d’économie locale. »

Le MAR Fund est un fonds partagé par les pays du récif méso-américain (MAR), chargé de financer et de coordonner les actions de conservation au sein de cet écosystème remarquable.
Maria José Gonzales, présidente de ce fonds, nous explique son action.

Lire l'interview

Océan

Océan : œuvrer pour une gouvernance durable

La haute mer, qui couvre près de la moitié de la planète, reste peu connue et protégée.
Pour accompagner le Traité sur la haute mer (BBNJ), le FFEM soutient la recherche scientifique et promeut une gouvernance partagée, afin de préserver durablement ces écosystèmes essentiels à l’humanité et au climat.

57

projets financés pour un montant de 66,6 M€ sur les eaux internationales

105

projets financés pour un montant de 122,1 M€ dédiés aux écosystèmes aquatiques (de 1994 à 2024)

Afrique de l’Ouest

Donner aux pays du Sud les moyens de s’inscrire dans la gouvernance mondiale des océans

Le plancton, essentiel à la production d’oxygène et à la chaîne alimentaire marine, est menacé par le réchauffement climatique et la surpêche. La Fondation Tara Océan, avec le soutien du FFEM, développe Plankt’Eco, un outil de cartographie du plancton à l’échelle mondiale sans expédition en mer.
L'enjeu : prédire l’évolution des stocks de poissons et renforcer les capacités des pays du Sud à participer à la recherche océanique.

En savoir plus

Océan Indien - Haute mer

Capitaliser sur la science pour inaugurer la protection en haute mer

De 2013 à 2016, l’UICN, avec le soutien du FFEM, a mené le premier projet de conservation des écosystèmes de haute mer dans le sud-ouest de l’océan Indien. L’expédition a révélé une biodiversité encore méconnue conduisant plusieurs États à interdire la pêche au chalut de fond sur 5 monts sous-marins, marquant ainsi un progrès majeur pour la protection des grands fonds et la coopération régionale.

En savoir plus

Mer des Sargasses

Faire émerger une gouvernance hybride pour les aires remarquables en haute mer

La mer des Sargasses et le Dôme thermal, deux écosystèmes marins uniques, nécessitent une protection face à la pollution et à la surpêche. Le projet SARGADOM, soutenu par le FFEM et ses partenaires, conduit des diagnostics approfondis pour évaluer leurs services écologiques, recenser les menaces et proposer un modèle de gouvernance durable, en impliquant les États, les acteurs économiques et les organisations internationales.

En savoir plus

« Des outils de conservation et un partage plus équitable des bénéfices de la recherche en haute mer »

André Abreu revient sur les enjeux de la coopération entre le FFEM et la Fondation Tara Océan, alors que s’ouvrait en juin la 3e Conférence des Nations-Unies pour l’Océan (UNOC), à Nice.

Lire l'interview

Plastiques et polluants

Plastiques et polluants : réduire à la source

Limiter la pollution plastique dès sa production est un défi mondial crucial pour préserver nos écosystèmes. En s'inscrivant dans les négociations du futur Traité contre la pollution plastique, le FFEM soutient des projets innovants qui réduisent son usage à la source tout en développant des filières de recyclage adaptées aux réalités locales.

29

projets pour un montant de 36,8 M€ contre les pollutions (de 1994 à 2024, en comptant les projets avec cobénéfices).

Méditerranée

Agir pour une mer Méditerranée sans plastique

La Méditerranée est la mer la plus polluée par les plastiques, mettant en péril biodiversité et économies côtières. Pour y faire face, l’association Beyond Plastic Med (BeMed) soutient depuis plusieurs années des initiatives locales. Avec l’appui du FFEM et de ses partenaires, le projet BeMed+ a vu le jour en 2024. Il vise à renforcer les acteurs locaux, favoriser le partage d’expériences et essaimer des solutions durables dans tout le bassin méditerranéen.

En savoir plus

Afrique de l'Ouest

Réduire et gérer durablement les déchets plastiques selon les principes de Bâle

Au Cap-Vert, au Sénégal et dans plusieurs pays francophones d’Afrique de l’Ouest, les déchets plastiques représentent une menace croissante pour la santé et l’environnement. Avec le soutien du FFEM et de partenaires tels que les Secrétariats des Conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm, un projet innovant lancé fin 2023 vise à renforcer la gestion transfrontalière des déchets plastiques, à améliorer leur traitement durable et à réduire leur production.

En savoir plus

Costa Rica

Repenser la consommation de plastique, avec les metteurs sur le marché

Le Costa Rica, premier importateur de plastiques en Amérique centrale, fait face à une forte pollution. Depuis 2021, les plastiques à usage unique sont interdits dans les parcs nationaux mais malgré des plans municipaux, leur mise en œuvre reste difficile. Le FFEM soutient un projet piloté par le PNUD pour réduire la pollution plastique et structurer la gestion des déchets.
Il accompagne l’élaboration de politiques publiques, la mise en place de la responsabilité élargie des producteurs, le développement de filières locales et d’alternatives au plastique, ainsi que des campagnes de sensibilisation, contribuant à une transition vers une économie circulaire et verte.

En savoir plus

« À l’écoute des réalités du terrain, le FFEM dépasse la logique nord-sud. »

Les négociations en vue d’un traité international contre la pollution plastique reprennent cet été à Genève. Marine Collignon, sous-directrice adjointe de l’Environnement et du Climat au ministère en charge des Affaires étrangères, revient sur le rôle actif de la France dans ces échanges.

Lire l'interview

Forêt

Forêt : préserver, gérer et produire autrement

Dans le cadre de la lutte contre la déforestation et des engagements internationaux de la France, le FFEM s’engage aux côtés de ses partenaires pour développer des modèles durables de gestion des territoires et des filières (agricoles et forestiers), conciliant préservation des forêts, traçabilité, inclusion des communautés locales et développement socio-économique.

30 %

des financements du FFEM en faveur des forêts (au 31 décembre 2024)

127

projets pour un montant de 165,8 M€ contre la déforestation de 1994 à 2024 (au 31 décembre 2024)

Amazonie

En Amazonie, faire émerger une finance durable pour soutenir les gardiens de la forêt

Les forêts tropicales intactes, comme l’Amazonie, sont cruciales pour le climat et la biodiversité, mais restent peu valorisées par les financements carbone. Le FFEM, aux côtés de la France, de Conservation International et de quatre pays amazoniens, appuie les communautés locales pour préserver ces écosystèmes et développer des modèles de financement durables, alliant revenus directs et projets communautaires.

En savoir plus

Afrique de l'ouest

Promouvoir une filière cacao équitable zéro déforestation en Afrique de l’Ouest

Le programme ÉQUITÉ, lancé en 2016 avec le soutien du FFEM et de l’AFD, appuie les filières agricoles ouest-africaines, dont le cacao, en intégrant des enjeux environnementaux au commerce équitable. Il accompagne la transition agroécologique au plus près des producteurs. Sa 3ᵉ phase, en partenariat avec Commerce Équitable France, vise à diffuser ces pratiques, renforcer les coopératives et promouvoir un cacao équitable et sans déforestation.

En savoir plus

République du Congo

Soutenir une foresterie participative centrée sur les ménages

Le projet RIFoP, mené par Nature+ autour du parc national d’Odzala-Kokoua (République du Congo) et de la réserve du Dja (Cameroun) réinvente la foresterie communautaire en ciblant les ménages agricoles. Il encourage la réhabilitation du couvert forestier via l’agroforesterie et le développement de filières certifiées biologiques (cacao, café), tout en explorant les moyens d’intégrer ce modèle dans les législations nationales.

En savoir plus

« La Selva Maya, un modèle de gestion communautaire. »

En 1996, le Guatemala confiait à des populations autochtones la gestion de concessions dans ses aires forestières protégées. Marie Ange Ngo Bieng, écologue au Cirad, nous explique pourquoi ce cas est exemplaire.

Lire l'interview

Climat

Climat : relever le défi de la finance carbone

Face à l’augmentation des événements climatiques extrêmes, le FFEM soutient des projets bas carbone multi-bénéfices, rigoureux sur le plan scientifique et garantissant un impact réel tout en partageant les bénéfices avec les communautés locales. Il promeut ainsi une finance carbone intègre, conciliant réduction des émissions, protection de la nature et justice sociale.

276

projets pour un montant de 343,9 M€ en faveur du climat (de 1994 à 2024, en comptant les projets avec cobénéfices)

19

projets pour un montant de 25,6 M€ testant la finance carbone

Afrique

Vers une méthodologie carbone pour l’éco-construction en voûte nubienne

L’Association La Voûte Nubienne (AVN) promeut depuis plus de 20 ans la construction en terre crue, durable et bas carbone, offrant confort thermique, longue durée de vie et emploi local. Le projet ACACIAS, soutenu par le FFEM, vise à valoriser ces constructions sur le marché volontaire du carbone, permettant aux entreprises de compenser leurs émissions tout en finançant des habitats décents pour les populations rurales africaines.

En savoir plus

Andes Colombiennes

Un corridor biologique qui donne du crédit à la reforestation

Entre 2004 et 2018, le FFEM a soutenu le projet pilote REDD+ Huila dans les Andes colombiennes pour renforcer les capacités locales et accéder aux mécanismes internationaux de compensation carbone. Couvrant 25 370 hectares et créant un corridor biologique entre deux parcs nationaux, le projet inclut appui agricole, diversification des revenus et commercialisation locale. Il vise à obtenir des crédits carbone tout en certifiant ses impacts positifs sur la biodiversité et les communautés via le standard CCB.

En savoir plus

Guinée-Bissau

Des crédits carbone pour préserver les Bijagos

La Guinée-Bissau, riche en mangroves, zones humides et biodiversité unique, protège 26 % de son territoire via le Système national d’aires protégées. Avec le soutien du FFEM, la Fondation BioGuinea finance durablement ces aires protégées, soutient les communautés locales et valorise le carbone bleu des mangroves, générant des revenus réinvestis dans la conservation.

En savoir plus

« Un rôle d’innovation nécessaire pour nourrir les COP. »

Pour l’AFD, le FFEM constitue un levier important d’innovation.
Les projets expérimentaux et leurs résultats sont suivis avec une attention particulière, comme le souligne Thomas Mélonio, directeur exécutif de l’Innovation, de la Stratégie et de la Recherche.

Lire l'interview

Solutions fondées sur la nature

Solutions fondées sur la nature : fournir des services écosystémiques aux populations

Face à l’élévation du niveau de la mer et à la dégradation des terres, le FFEM soutient des solutions fondées sur la nature pour renforcer la résilience des écosystèmes et des populations et lutter contre le changement climatique.

20

projets en cours pour un montant de 39,9 M€ pour les solutions fondées sur la nature (au 31 décembre 2024)

18 %

des projets soutenus par le FFEM utilisent des solutions fondées sur la nature (au 31 décembre 2024)

Égypte

Liban

Adapter les pratiques agricoles au changement climatique par l’agroécologie

En Égypte et au Liban, le stress hydrique et la surexploitation des nappes phréatiques fragilisent l’agriculture et les revenus des ménages ruraux. Porté par le CIHEAM Montpellier, le projet SupMed agit dans la plaine de la Beqaa au Liban et le gouvernorat de Louxor en Égypte. Il vise à préserver les ressources en eau et à renforcer la résilience des agriculteurs, grâce à des pratiques agroécologiques et des stratégies d’adaptation co-construites avec les acteurs locaux.

En savoir plus

Iles du Pacifique

S’adapter au changement climatique dans les îles du Pacifique grâce à des solutions basées sur les écosystèmes

Les îles du Pacifique, dépendantes de leurs ressources naturelles, doivent s’adapter aux effets du changement climatique sur l’eau, la biodiversité et les pêcheries. Le projet PEBACC+, porté par le PROE et soutenu par le FFEM, poursuit l’approche fondée sur les écosystèmes initiée en 2015, en mettant en œuvre des solutions d’adaptation naturelles à plus grande échelle, tout en favorisant le partage d’expériences entre les îles.

En savoir plus

Méditerranée

Renforcer la résilience des écosystèmes en Méditerranée

Sous la pression du climat, de l’urbanisation et du surtourisme, les écosystèmes méditerranéens sont fragilisés. Le projet RESCOM, mené par le Consortium Méditerranéen pour la Biodiversité (CMB), vise à préserver et restaurer les écosystèmes à travers 6 sites pilotes, en mobilisant experts, ONG et communautés locales, et en favorisant le partage de solutions innovantes via un Think and Do Tank.

En savoir plus

« La zone de transition, entre les mangroves et le biotope continental, nous préoccupe davantage. »

L’association sénégalaise Nébéday est un exemple d’organisation de la société civile qui, après avoir été soutenue par le programme des Petites initiatives (PPI), le FFEM et l’UICN France, a réussi à gagner suffisamment en crédibilité pour obtenir une aide directe du FFEM.

Lire l'interview

Le Programme de petites initiatives : mobiliser la société civile environnementale du Sud

« Le PPI finance et renforce durablement les OSC africaines, soutenant leurs initiatives et capacités successives. »

Porté par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et le Comité français de l’UICN, le Programme de petites initiatives (PPI) soutient la société civile africaine dans ses projets en faveur de la biodiversité. Une démarche unique en son genre, expliquée par Nicolas Rossin, responsable projet Biodiversité au FFEM, et Paul Estève, coordinateur du PPI au comité français de l’UICN.

Lire l'interview